La Banque de France vient de publier les chiffres de septembre 2026 : les taux des nouveaux crédits immobiliers se stabilisent à 3,32 %. Une actualité à examiner du point de vue des propriétaires vendeurs du Pays du Mont-Blanc.
Une stabilité bienvenue après plusieurs mois de hausse
Selon les chiffres publiés le 5 novembre par la Banque de France, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat, hors renégociations, s’établit à 3,32 % en septembre 2026, comme en août. Il était de 3,17 % en janvier et de 3,09 % en septembre 2025.
La production mensuelle de nouveaux crédits immobiliers, corrigée des variations saisonnières et hors renégociations, représente 11,8 milliards d’euros en septembre, contre 12,2 milliards en août.
Ces statistiques nationales ne mesurent pas directement la demande à Saint-Gervais ou à Passy. Elles éclairent toutefois l’environnement financier dans lequel les acquéreurs préparent leurs projets.
Ce que cela change concrètement pour un acquéreur
Prenons un exemple théorique : un emprunt de 300 000 € sur 20 ans. À 3,09 %, la mensualité serait d’environ 1 679 €, hors assurance. À 3,32 %, elle atteindrait environ 1 713 €. La différence est proche de 34 € par mois, soit environ 8 200 € sur la durée totale du prêt. Ce calcul indicatif ne constitue pas une offre de financement.
Même une variation modérée des taux peut donc peser sur le budget disponible. Les établissements prêteurs doivent également tenir compte des règles d’octroi du crédit, notamment du taux d’effort et de la durée de financement.
Au Pays du Mont-Blanc, des profils d’acheteurs très différents
À Saint-Gervais-les-Bains, Passy, Combloux ou Megève, les projets immobiliers ne se ressemblent pas. Un ménage qui achète sa résidence principale avec un financement important n’aborde pas le marché de la même façon qu’un acquéreur disposant d’un apport conséquent ou recherchant une résidence secondaire.
Cette diversité impose de raisonner au-delà d’un prix moyen au mètre carré. L’emplacement, la vue, l’exposition, l’état du logement et ses possibilités d’utilisation influencent la valeur, mais il faut aussi comprendre à quels acquéreurs le bien s’adresse réellement.
Faut-il baisser son prix de vente ? Pas nécessairement.
Lorsque les conditions de financement évoluent, certains propriétaires envisagent immédiatement une baisse de prix. Ce n’est pas toujours la bonne réponse.
Avant de décider, trois questions méritent d’être examinées : le prix est-il cohérent avec les ventes réellement comparables ? Le bien est-il présenté de manière à révéler ses qualités ? Le positionnement correspond-il au budget et aux attentes des acquéreurs susceptibles de se présenter ?
Un bien correctement positionné et présenté peut conserver toute son attractivité. À l’inverse, un prix déconnecté du marché risque de limiter les visites, même lorsque les taux se stabilisent.
Une estimation doit expliquer le prix, pas simplement l’annoncer
La valeur d’une propriété ne se résume ni à un baromètre national ni à un prix au mètre carré. Elle résulte d’une analyse du marché local, des caractéristiques du logement et des conditions actuelles de commercialisation.
Vous envisagez de vendre à Saint-Gervais, Passy ou ailleurs au Pays du Mont-Blanc ? Je vous propose d’étudier votre bien, de construire une estimation argumentée et de définir une stratégie de vente adaptée à votre situation.
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Pierre-Edouard Buisson — Conseiller immobilier indépendant effiCity, Pays du Mont-Blanc.

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